Marie-George Buffet veut incarner une gauche de combat PARIS (Reuters) - Marie-George Buffet a appelé mardi soir les partisans d'une gauche de "combat et de responsabilité" à se ranger derrière sa candidature à la présidentielle avec l'objectif de créer la surprise, comme au référendum sur le "non" à la constitution européenne de 2005. "C'est avec la même soif de gagne que je suis ici ce soir", a lancé la dirigeante communiste devant plus de 6.000 personnes, selon les organisateurs, réunies à son premier meeting de campagne, au Zénith, à Paris. Marie-George Buffet a exhorté tous les tenants d'une "gauche enfin populaire, une gauche porteuse des colères et des aspirations du monde du travail" à la rejoindre, y compris les collectifs antilibéraux tentés par une candidature Bové. "Vous pouvez investir ma candidature, elle est solide, elle est sincère, elle porte une vraie ambition de rassemblement", a-t-elle affirmé. Marie-George Buffet comptait sur l'atmosphère survoltée du Zénith, aux côtés de jeunes communistes, syndicalistes et militants associatifs, pour donner une impulsion à sa campagne, affaiblie jusqu'à présent par le refus des collectifs antilibéraux de l'investir. Derrière la tribune, le sigle PCF avait disparu pour faire place à son nouveau slogan: "Rassembler la gauche populaire et antilibérale". Afin d'incarner cette force "qui ne veut pas se voir écrasée par le bipartisme", la secrétaire nationale s'est mise en disponibilité du parti le temps de la campagne. LE LOUP DEGUISE EN AGNEAU Elle a également mis en avant ses principales propositions, forte augmentation des salaires, avec un smic à 1.500 euros, construction de 600.000 logements sociaux en cinq ans, création d'un service public de l'habitat, permettant d'assurer le droit au logement, taxation des revenus du capital. "Au delà des mots, ce sont des actes qui feront le plus honneur à l'abbé Pierre", a-t-elle dit, affirmant qu'être de gauche "c'est éradiquer la pauvreté". "Si la gauche ne s'attaque pas à la tyrannie des actionnaires, des marchés et des banques, elle échouera", a-t-elle prédit. Marie-George Buffet a réservé ses attaques les plus dures au candidat de l'UMP, Nicolas Sarkozy, devenu le "nouveau grand maître de la droite" et dont elle doute qu'il ait changé. "Le loup s'est déguisé en agneau. Comment le croire ? (...) Il a supprimé les libertés, insulté la jeunesse et provoqué des émeutes. Il a fermé les services publics, cassé les retraites, démoli la sécurité sociale", a-t-elle estimé. La candidate communiste "interdit" à "ce ministre d'Etat qui fait la chasse aux enfants dans les écoles" et a récemment invoqué Jean Jaurès, Léon Blum et Guy Môquet d'utiliser le nom de ce dernier, jeune communiste fusillé par les nazis à 17 ans. "Nicolas Sarkozy est l'héritier de cette droite qui ne cessait d'insulter Jaurès", a-t-elle insisté. Pour Marie-George Buffet, la droite incarnée par le ministre de l'Intérieur" par les souffrances populaires qu'elle provoque", a "toujours fait le lit de l'extrême droite", à l'instar du président du Front national Jean-Marie Le Pen. Au passage, la candidate communiste a égratigné la candidate socialiste Ségolène Royal dans un parallèle avec Nicolas Sarkozy à propos de la situation des agriculteurs. "A celui qui se fait passer pour un agneau et à celle qui en porte un dans les bras, devant les caméras, je veux dire que les paysans ne demandent pas l'aumône mais des prix rémunérateurs leur permettant de vivre". Source Reuters via Yahoo!
Depêches d'agences (AFP, AP, Reuters etc)
mercredi 24 janvier 2007
Marie-George Buffet veut incarner une gauche de combat
Par Patrice Salzenstein le mercredi 24 janvier 2007, 10:25
Marie-Georges appelle à "prendre les nouvelles Bastilles"
Par Patrice Salzenstein le mercredi 24 janvier 2007, 10:16
Succès du meeting parisien!
Mme Buffet fait part de sa "soif de gagne" lors de son premier grand meeting
PARIS (AFP) - Marie-George Buffet, candidate communiste pour la présidentielle, a fait part mardi soir de sa "soif de gagne" à quelque 5.000 personnes réunies au Zénith à Paris pour son premier grand meeting de campagne, placé sous le signe de la gauche "populaire et anti-libérale". La candidate a proposé de porter au pouvoir "une gauche de responsabilité et de combat", et non pas "une gauche qui renonce avant même d'avoir commencé".
"Quand on est de gauche, on est de la gauche populaire et anti-libérale!", a-t-elle lancé. Elle a assuré les collectifs anti-libéraux que sa candidature était "solide", "sincère", et "porte une vraie ambition de rassemblement pour le changement".
Le week-end dernier, des membres ou délégués de 300 collectifs anti-libéraux ont manifesté à Montreuil leur déception devant la candidature en leur nom de Mme Buffet, lui préférant José Bové, qui devrait se lancer le 1er février.
La candidate a fait plusieurs fois siffler Nicolas Sarkozy, candidat de l'UMP, "le loup qui s'est déguisé en agneau", celui qui veut "faire de l'impôt sur la fortune une coquille vide", celui qui "ose invoquer Jaurès", celui "qui dédie sa dernière loi aux mineurs pour les mettre plus facilement en prison".
M. Sarkozy avait évoqué Jean Jaurès et d'autres figures de la gauche lors de son discours d'intronisation à la porte de Versailles.
Elle a rappelé plusieurs thèmes de son programme : Smic à 1.500 euros, Grenelle des salaires, réforme du financement de la protection sociale, fin des expulsions locatives, loyers plafonnés, allocation d'autonomie pour les jeunes, réforme de l'impôt, triplement de l'impôt sur la fortune pour les plus riches, création d'une Europe "sociale, démocratique, écologique"...
Sur un grand écran au fond de l'estrade, était inscrit "Marie-George Buffet, rassembler la gauche populaire et anti-libérale", avec en alternance des textes de la candidate comme : "je ne crois pas à la fatalité en politique, je crois au courage, aux convictions, aux idées".
Parmi les intervenants, Hind Koury, représentante en France de l'autorité palestinienne, Tini Cox (par liaison téléphonique), responsable du parti socialiste néerlandais, André Chassaigne, député PCF du Puy-de Dôme et président de l'association des élus communistes et républicains, Mouloud Aounit, président du Mrap, qui a loué l"ouverture" et le "rassemblement" de la candidate.
"Voter utile, c'est voter Marie-George Buffet", a dit un syndicaliste marin, Jean-Paul Israël.
Il y avait encore une représentante d'une association féministe, une ouvrière du textile dont l'usine risque d'être délocalisée, un responsable de l'économie solidaire, une Haïtienne sans papiers parrainée par Mme Buffet...
De jeunes communistes agitaient des drapeaux rouges, en scandant régulièrement des slogans : "tous ensemble tous ensemble" ou "nous sommes tous des enfants d'immigrés".
Le meeting s'est achevé sur une Marseillaise à pleine voix, suivie de l'Internationale.
Les communistes refondateurs, comme Patrick Braouezec, Pierre Zarka et François Asensi, qui participaient le week-end dernier à la réunion de Montreuil, étaient les grands absents de la fête.
Source: AFP via Yahoo!
Marie-George Buffet en appelle à une "gauche de combat" pour aller "prendre les nouvelles Bastilles"
PARIS (AP) - La candidate communiste Marie-George Buffet a présenté mardi soir son programme présidentiel devant ses partisans réunis au Zénith, à Paris, en appelant les électeurs à avoir "le courage d'aller prendre les nouvelles Bastilles" en portant au pouvoir "une gauche de responsabilité et de combat".
Mme Buffet a violemment fustigé le candidat UMP Nicolas Sarkozy: "Le loup s'est déguisé en agneau (...) Comment peut-il oser de tels artifices après tout ce qu'il a fait?"
"Il a supprimé des libertés, insulté la jeunesse, provoqué des émeutes" et "a brûlé des pages entières du Code du travail", a-t-elle accusé. "J'interdis au ministre d'Etat, qui fait la chasse aux enfants dans les écoles, qui veut emprisonner les mineurs, d'utiliser le nom de Guy Môquet", jeune communiste fusillé par les nazis, dans ses meetings, a-t-elle lancé. "Nicolas Sarkozy est l'héritier de cette droite qui ne cessait d'insulter Jaurès" et qui "a toujours fait le lit de l'extrême droite".
A coté de "celui qui se fait passer pour un agneau", elle a également ironisé sur "celle qui en porte un dans ses bras devant les caméras", visant la candidate socialiste Ségolène Royal. Mme Buffet a lancé un appel aux électeurs de gauche qui sont prêts à "se contenter du moindre mal" pour ne "pas laisser passer la droite" et fustigé ceux qui "aujourd'hui veulent limiter notre choix entre deux candidats, qui sont, rappelons-nous, deux candidats du oui" au référendum européen. "Je ne veux pas d'une gauche qui renonce avant même d'avoir commencé", a-t-elle martelé.
S'adressant aux militants antilibéraux, elle a assuré "partage(r) leur tristesse de n'avoir pas abouti à une candidature commune" pour la présidentielle. "Tout au long de ces derniers mois, je me suis efforcée, jour après jour, de parvenir à cet objectif. Croyez-moi, je l'ai fait autant qu'il était possible", a-t-elle assuré. Mme Buffet a déploré "l'apparition de nouvelles divisions" alors que José Bové songe à se présenter à la présidentielle.
Mme Buffet a détaillé son programme présidentiel à commencer par l'abrogation de "toutes les lois Sarkozy et Perben". De même, elle s'est engagée à régulariser les sans-papiers et à accorder le droit de vote aux étrangers.
Sur le terrain économique, la candidate communiste veut "donner aux salariés les moyens de s'opposer à tout licenciement boursier". "Je reviendrai sur toutes les privatisations", a-t-elle promis, en proposant également de "porter tout de suite le SMIC à 1.500 euros" et d'organiser "un Grenelle des salaires".
"Je vais encore fâcher (la présidente du MEDEF Laurence) Parisot", mais "oui, on a besoin de réduire encore le temps de travail", a-t-elle lancé.
Sur le plan fiscal, elle a proposé de supprimer le bouclier fiscal et de tripler l'impôt sur la fortune "pour ceux dont le patrimoine excède un million d'euros". L'impôts sur les sociétés serait réformé pour "pénaliser les entreprises qui n'investissent pas dans la recherche, les salaires et la formation".
Mme Buffet entend aussi appliquer dans la réalité le droit au logement opposable "en arrêtant par décret les expulsions locatives et en faisant appliquer le droit de réquisition". De même, "je plafonnerai le coût du logement à 20% des revenus du foyer", a-t-elle promis. "Au-delà des mots (...) ce sont ces actes qui feront le plus honneur à l'abbé Pierre", décédé lundi, a-t-elle souligné.
La candidate communiste veut aussi "porter le budget de l'Education nationale à 7% du PIB" et soumettre une loi "contre toutes les violences faites aux femmes" à l'Assemblée nationale "dès le mois d'octobre".
Pour les jeunes, Mme Buffet a promis d'"instaurer les allocations nécessaires à leur autonomie", et ce dès le collectif budgétaire de juillet. AP
Source: AP via Yahoo!